Saint-Chamond_Immeuble disparu à l'angle de la place et la rue du Garat
Saint-Chamond_Place Nationale & St-Pierre
Arrêtons nous quelques instants sur un lieu commercial jadis animé de la ville. La place Saint-Pierre. Cette immeuble vétuste qui formait l'angle avec la place et la rue du Garat à disparu au tout début de la seconde moitié du siècle dernier. Il s'élevait face à l'église Saint-Pierre. Il se prolongeait en direction de la rue du Garat laquelle tirait son nom d'un terrain vague et de taillis. Lorsque Mathieu Palerme fit construire en 1480, la chapelle Sainte-Barbe qui devait plus tard devenir l'église Saint-Pierre, la rue qui la reliait à celle de la Réclusière fut prise sur " les Garats " qui existaient alors en ce lieu, et la rue prit le nom. La place Saint-Pierre s'appelait autrefois place du Marché. Sans doute qu'elle accueillait sur son emplacement les marchés aux bestiaux. Elle était aussi depuis des lustres le rendez-vous des foires annuelles puisque c'est Jacques Mitte de Chevrière, XV° seigneur de Saint-Chamond ( 1549 - 1606 ), qui obtint du roi des lettres confirmatives des jours de nos marchés actuels des mardis, jeudis et samedis et des quatre foires aujourd'hui disparues. Celle de Saint-Antoine (le 17 Janvier) ou l'on venait négocier l'achat des cochons de Sainte-Croix (3 Mai) ou les paysans venaient acquérir râteaux pour les travaux des fenaisons et louer les garçons de ferme pour les travaux de la saison d'été; Saint-Julien (28 août) et de Saint-Michel le (29 Septembre). C'est en 1609 que la place du Marché prit le nom de l'église que l'on y construisit. Puis elle devint ensuite place Nationale. Une dénomination qu'elle conserva durant de longues années. C'est seulement en Mars 1964 lors de la création du Grand Saint-Chamond qu'on lui redonna son appellation d'origine. La place à été le cadre de grandes festivités. A l'époque des anciens corsos des années soixante et soixante-dix organisés par le comité des fêtes de l'époque, se déroulait le célèbre brûlage du chat couramiaud, caricaturé par un gigantesque matou en carton bourrée de pétards. Un autodafé qui clôturait en apothéose lors d'un feu d'artifice les réjouissances de la vogue de Septembre.




