Saint-Chamond_Le Voiturier Marius Boiron rue du Rivage
Ce
n était pas encore l’achèvement du cheval à vapeur, mais le règne du
cheval tout au court. Comme le montre ces anciennes Cartes Postales . P. Matricon et M.Boiron possédait tous deux une entreprise de voitures de remise. Elles étaient installées Place de Plaisance et 11 rue du Rivage.
Marius Boiron était
installée , juste en face de l’église Notre-Dame. de superbes calèches
constituaient ce parc hippomobile utilisé pour les événements familiaux
comme les noces , les baptêmes les mariages, mais aussi les funérailles
car Marius Boiron assurait aussi les convois funèbres du domicile à
l’église et jusqu’au cimetière. C’était aussi d’une façon beaucoup plus
joyeuse qu’il proposait à ses voyageurs avec des sorties dominicales au
départ de Saint-Chamond. Il n’était pas rare de rencontrer à cette
époque au détour de l’une des routes dans le massif du Pilat l’ une des
calèches Marius Boiron emmenée les citadins appréciés le bon air pur du
site champetre situé aux portes de la ville. C’était bien sur au Bessat,
mais aussi jusqu’à l’auberge de la jasserie tenue par Eugène Masson,
ou encore pour des villégiatures dans le célèbre grand Hotel du
Mont-Pilat. Un superbe établissement perché à 1270 mètres d’attitude à
la chaux d’Egallet juste en dessous du col de l’ Oeillon ou l’on est
venu se ressourcer jusqu’au tout début des années trente. La
construction de ce somptueux Righi à la française avait commencé en 1896
pour rivaliser avec le célèbre établissement Suisse. Les premiers
convives furent accueillis le 9 mai 1898, pour le banquet annuel du club
alpin de Lyon. Inauguré le 9 juillet 1898, l’hotel sanatorium, comme on
le nommait à l’époque, comptait 35 chambres et 109 fenetres . En 1903,
une seconde aile, aussi grande, mais plus simple et sans ornementation
est construite symétriquement à la première. Ceci porte la capacité
d’accueil de l’hotel à 120 lits. On y accédait qu’avec des voitures
tractées par des chevaux. La clientèle était composée de riches
industriels et de membres des cours royales d’Europe. En 1904, le
sanatorium est devenu station climatérique. En 1914, la guerre sonne le
glas. Le quatre juillet 1920, l’hotel est repris par l’entrepreneur
stéphanois de transports automobiles Garampazzi. En novembre 1931, un
mystérieux incendie ravage les bâtiments ne laissant que des ruines ,
surnommées par les promeneurs l’hotel Brulé. Il sera rasé par mesure de
sécurité en 1999 .
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